Hakuba
Cheval Blanc en japonais — et la rencontre de trois chefs autour d'un comptoir.
Mars 2024 · La Quatrième Table
En mars 2024, Cheval Blanc Paris ouvre Hakuba au rez-de-chaussée de l'hôtel — à l'emplacement de l'ancien Limbar. Hakuba signifie cheval blanc en japonais. Le nom dit tout de l'intention — une table qui appartient pleinement à la Maison, tout en ouvrant une porte vers un autre monde. La quatrième table de Cheval Blanc Paris, après Plénitude, Le Tout-Paris et Langosteria.
En mars 2026, deux étoiles Michelin. Deux ans après l'ouverture, la distinction est venue confirmer ce que les habitués savaient depuis le premier service — Hakuba n'est pas un restaurant japonais de plus à Paris. C'est une conversation entre deux cultures gastronomiques, menée par trois chefs qui se respectent profondément.
Trois Chefs · Un Seul Repas
Takuya Watanabe — né à Hokkaido, grandi à Niseko dans l'ombre du mont Yōtei, initié par son grand-père maraîcher à la saisonnalité et au respect du produit. Arrivé à Paris il y a plus d'une décennie, il y ouvre Jin en 2012 — une étoile Michelin. Puis Taku à Mayfair en 2022. Au cœur d'Hakuba, c'est lui qui tient le fil — la tradition kaiseki-sushi dans sa forme la plus pure, les gestes transmis de maître à maître, le riz Akitacomachi cultivé en Espagne là où le fleuve Èbre ressemble aux eaux du Japon.
Arnaud Donckele arrive avec sa culture des sauces, des bouillons, des jus — son territoire. Il cherche les saveurs à rehausser, les moments à ponctuer. Un dashi de coquillages, une purée d'ail doux, un bouillon de ramen limpide et puissant. Il ne vient pas corriger Watanabe — il vient amplifier.
Maxime Frédéric conclut — et sa contribution est peut-être la plus inattendue. Des desserts nippons revisités par la pâtisserie française. Mousse façon riz au lait décorée de pétales de riz pourpre. Mochis glacés préparés à la minute. Futomaki Ichigo — la synthèse parfaite entre le fraisier d'ici et le dressage de là-bas.
Omakase — littéralement, s'en remettre au chef. Pas de menu fixe — des plats exécutés selon les saisons et les inspirations du moment. Le menu Shunkan pour le déjeuner. Le menu Yume pour le dîner — de 420 à 460 euros. Thon rouge en sashimi, langouste au caviar, lisette marinée, rouget grillé, homard mariné au kombu, pageot, seiche, sériole, sardine, anguille servie sur lit de riz dans la plus pure tradition. Arnaud Donckele apparaît en fin de repas pour marquer au sabre brûlant quelques fines lamelles de thon gras. Une chorégraphie.
Le décor signé Peter Marino interprète une vision contemporaine de la tradition japonaise — bois sombres, noyer noir, essences aux teintes chaudes. La fontaine Tsukubai murmure à l'entrée. Les jeux de lumière focale soulignent la texture des assiettes comme des rayons de soleil dans une clairière. Trois comptoirs — deux pour huit à neuf couverts, un troisième privatif et confidentiel pour six hôtes.
Chaque assiette est réalisée par des artisans des régions de Kyoto et Fukuoka. La verrerie japonaise est d'une finesse extrême. Les pots à saké sont tous différents — aucun n'est le même. La carte des sakés, guidée par le sommelier Christopher sous la direction d'Emmanuel Cadieu, est l'une des plus poussées de Paris. Un accord mets-saké aussi rigoureux qu'une carte des vins de grande maison.
« C'est une grande joie. Hakuba représente toute la passion que j'ai mise dans la découverte de l'art culinaire japonais — une nouvelle page dans ma quête de créativité. »
Arnaud Donckele
Deux étoiles Michelin décernées le 16 mars 2026 à Monaco — deux ans après l'ouverture. La distinction récompense une table qui n'existait pas avant 2024 et qui a su immédiatement trouver sa propre voix. Ni bar à sushis, ni omakase purement japonais — quelque chose de plus rare, qui n'appartient qu'à ce comptoir, à ces trois hommes, et à ce rez-de-chaussée du quai du Louvre.
8 quai du Louvre · 75001 Paris
Cuisine kaiseki-sushi · Omakase · Menus Shunkan & Yume
Takuya Watanabe · Arnaud Donckele · Maxime Frédéric · 2 étoiles Michelin 2026
Hakuba signifie cheval blanc en japonais.
Trois chefs autour d'un comptoir, vingt-quatre couverts, une étoile du Hokkaido et une de Normandie —
et la preuve que certaines rencontres n'auraient pas dû être possibles.
CHEVAL BLANC – PARIS
© Cheval Blanc-Paris






























